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Qui était Robespierre ?

octobre 29, 2026
Qui était Robespierre ? Avocat originaire d'Arras, en France, il a dirigé les Jacobins et mené la Terreur en 1793 et 1794. Ses collègues députés se retournent contre lui en juillet 1794, et il est guillotiné le lendemain, le 28 juillet.

Fait partie de: La Révolution française expliquée (1789–1799)

Qui était Robespierre ?

L'essentiel

Naissance
6 mai 1758, Arras, France
Surnom
« L'Incorruptible »
Rôle principal
Membre du Comité de salut public, 1793–1794
Base politique
Le club des Jacobins
Chute
27 juillet 1794 (9 thermidor)
Mort
28 juillet 1794, guillotiné, à l'âge de 36 ans

Chronologie

  1. 6 mai 1758

    Naissance à Arras, dans le nord de la France.

  2. 5 mai 1789

    Ouverture des États généraux à Versailles ; Robespierre représente l'Artois.

  3. Septembre 1792

    Élu à la Convention nationale pour Paris.

  4. Janvier 1793

    Vote l'exécution de Louis XVI.

  5. 2 juin 1793

    Les députés girondins sont exclus et arrêtés, laissant les Jacobins maîtres de l'assemblée.

  6. 27 juillet 1793

    Entre au Comité de salut public.

  7. Septembre 1793

    La loi des suspects élargit le pouvoir d'arrestation.

  8. Mars à avril 1794

    Hébert et Danton sont exécutés.

  9. 8 juin 1794

    La Fête de l'Être suprême est célébrée à Paris.

  10. 10 juin 1794

    La loi du 22 prairial limite les droits des accusés.

  11. 27 juillet 1794

    La Convention le déclare hors la loi ; il est arrêté et blessé.

  12. 28 juillet 1794

    Il est guillotiné place de la Révolution.

En cinq minutes : qui était Robespierre ?

Maximilien Robespierre était un avocat d'Arras devenu l'une des voix les plus influentes des Jacobins pendant la Révolution française. De 1793 à 1794, il siège au cœur du gouvernement et fait avancer la Terreur, une période où les tribunaux et les comités envoient un grand nombre de personnes à la guillotine, considérées comme ennemies de la République. Surnommé « l'Incorruptible », il chute en juillet 1794, ce qui met fin à la Terreur. Pour le contexte d'ensemble, lire La Révolution française expliquée (1789–1799).

Les manuels scolaires le présentent généralement de deux façons : un idéaliste qui combattit pour l'égalité, ou un dictateur qui justifia les exécutions de masse au nom de la vertu. Ces deux portraits s'appuient sur des preuves réelles de sa carrière. La réponse courte à « Qui était Robespierre ? » est qu'il fut un orateur de principes devenu l'un des visages d'un gouvernement qui envoya beaucoup de ses propres citoyens à la guillotine.

De l'avocat au député des États généraux

Robespierre naît le 6 mai 1758 à Arras, dans le nord de la France. Boursier, il part étudier à Paris, puis rentre chez lui exercer le droit. En 1789, le roi convoque les États généraux pour faire face à une grave crise financière, et Robespierre est élu pour représenter l'Artois. Dès l'ouverture des débats, il se fait remarquer par des discours précis et percutants.

Les États généraux sont une ancienne assemblée qui vote par ordre : le clergé, la noblesse et le tiers état, qui forme la très grande majorité de la population. Voter par ordre permet aux deux ordres privilégiés de toujours l'emporter sur le tiers. En juin 1789, le tiers état se proclame Assemblée nationale, et la crise se transforme en véritable révolution politique. Robespierre fait partie de ceux qui, dans la nouvelle assemblée, soutiennent que les gens ordinaires méritent une véritable place dans le gouvernement.

Il s'oppose à la peine de mort en 1791, mais l'Assemblée n'adopte pas sa proposition. Sa réputation d'honnêteté personnelle, son mode de vie modeste et son attachement aux principes se forgent durant ces années et lui valent le surnom qui le suit encore aujourd'hui.

L'ascension vers le Comité de salut public

En septembre 1792, Robespierre est élu à la Convention nationale pour Paris. En janvier 1793, il vote l'exécution de Louis XVI. Au printemps et à l'été, la France fait face à des révoltes à l'intérieur et à des guerres à l'extérieur. En juin 1793, la Convention exclut et fait arrêter les principaux députés girondins, ce qui laisse les Jacobins maîtres de l'assemblée. Fin juillet, Robespierre entre au Comité de salut public, l'organe qui dirige le gouvernement pendant la crise.

Le Comité de salut public a été créé en avril 1793 pour coordonner l'effort de guerre et faire face aux révoltes intérieures. Ce n'était pas un pouvoir d'un seul homme : c'était un groupe de membres qui travaillaient à travers la Convention et des sous-comités, et qui gagna peu à peu en pouvoir à mesure que la crise s'aggravait. Robespierre n'était pas la seule figure du gouvernement, mais ses discours et sa position en faisaient la voix la plus influente du groupe.

Les Jacobins formaient l'aile radicale de la Convention et étaient étroitement liés aux députés assis sur les bancs les plus élevés, appelés la Montagne. Leurs membres parlaient de vertu et de bien public, et ils croyaient que la République ne pourrait survivre que si ses ennemis étaient traités avec fermeté.

La Terreur et les lois qui l'accompagnent

Le gouvernement recourt aux pouvoirs d'exception. La loi des suspects, votée en septembre 1793, élargit le pouvoir d'arrêter toute personne jugée hostile à la Révolution. Les tribunaux révolutionnaires jugent vite, et beaucoup d'accusés sont condamnés. Robespierre défend ce système comme une protection nécessaire pour la République, estimant qu'une justice rapide et sévère était le prix de la survie.

La Terreur ne tient pas à une seule loi. Au début de septembre 1793, la Convention déclare que la terreur est à l'ordre du jour. Des comités locaux dressent des listes de suspects, et les personnes accusées sont souvent arrêtées d'abord et interrogées ensuite. Parmi elles figurent d'anciens nobles, des prêtres qui avaient refusé de prêter serment à l'État, des marchands soupçonnés d'accaparer des marchandises, et des habitants des régions où des révoltes avaient éclaté. Le résultat est un climat où la plainte d'un voisin pouvait suffire à mettre fin à une vie.

En 1794, le cercle des cibles s'élargit aux anciens alliés. Hébert et ses partisans sont exécutés en mars, et Danton au début d'avril. Chaque exécution accroît la peur au sein de la Convention, où les députés commencent à se demander qui sera le prochain.

Pourquoi Robespierre a-t-il été exécuté ?

Plusieurs décisions de juin 1794 poussent la Convention à se retourner contre lui. Le 8 juin, il préside la Fête de l'Être suprême, une cérémonie d'État destinée à donner à la République une religion civique. Deux jours plus tard, la loi du 22 prairial simplifie la procédure judiciaire et limite fortement le droit des accusés à se défendre. Selon cette loi, une preuve morale peut suffire à condamner. Les exécutions se multiplient à Paris, et beaucoup de députés voient dans cette loi une menace pour leur propre sécurité.

Robespierre passe aussi beaucoup moins de temps dans les comités dans les semaines qui précèdent la crise, et ses rivaux ont le temps de s'organiser. Le 26 juillet 1794, il prononce un long discours devant la Convention. Il met en garde contre des ennemis au sein de la Convention et des comités, mais ne nomme personne. Pour les députés qui craignent de figurer sur une liste non nommée, cette imprécision est elle-même inquiétante.

Le 27 juillet 1794, que le calendrier révolutionnaire appelle le 9 thermidor, la Convention le déclare hors la loi. Robespierre avait rassemblé ses partisans à l'hôtel de ville de Paris, et lors de son arrestation il est blessé à la mâchoire d'un coup de feu. Les historiens ne s'accordent toujours pas sur la question de savoir s'il s'est tiré dessus ou s'il a été blessé pendant la lutte. Être mis hors la loi signifiait qu'il pouvait être exécuté sans procès.

Il est guillotiné le lendemain, 28 juillet 1794 (10 thermidor), place de la Révolution, avec une vingtaine de ses alliés. Parmi eux se trouvent son frère cadet Augustin et Louis Antoine de Saint-Just, un proche qui avait été l'un des exécutants les plus zélés de la Terreur. Il a 36 ans. Les historiens lisent souvent cette exécution comme le signe que la Révolution avait commencé à dévorer ses propres chefs.

La suite, et pourquoi les avis divergent encore

La chute de Robespierre met fin à la Terreur. La période qui suit, appelée réaction thermidorienne, voit la libération de prisonniers, la sanction de nombreux anciens Jacobins et la fermeture du club des Jacobins en novembre 1794.

Les estimations du nombre de victimes varient. Les exécutions officielles sont généralement évaluées à plus de dix mille, mais le bilan plus large, qui inclut les morts en prison et hors de toute procédure légale, reste débattu. Il est plus utile de retenir le système qu'un chiffre unique : des lois qui faisaient de la simple suspicion un motif d'arrestation, des tribunaux qui allaient vite, et un gouvernement qui voyait des ennemis partout.

Les opinions sur Robespierre divisent toujours historiens et lecteurs. Certains voient un idéaliste qui combattit pour l'égalité et pour les gens ordinaires face aux privilèges, et qui vivait avec une modestie personnelle qui le distinguait. D'autres voient un chef qui employa le langage de la vertu pour justifier les exécutions et écarter ses rivaux.

Les deux lectures s'appuient sur des preuves réelles. La question utile n'est pas de choisir une étiquette, mais de comprendre comment les idéaux et la violence étaient liés à son époque, et dans quelle mesure il contrôlait le système qu'il défendait. Les auteurs anciens prenaient souvent parti pour l'un ou l'autre camp. Les historiens plus récents ont travaillé sur les archives de la Convention et de ses comités, qui offrent une image plus détaillée de la façon dont les décisions étaient prises.

Ce que demandent les sujets d'examen

  • Retracez le chemin des États généraux de 1789 au Comité de salut public, et expliquez pourquoi le pouvoir s'y est déplacé en 1793.
  • Comparez la loi des suspects (1793) et la loi du 22 prairial (1794), et expliquez comment chacune a élargi la Terreur.
  • Évaluez la réputation de Robespierre : un idéaliste qui voulait l'égalité, ou un chef qui justifiait la violence au nom de celle-ci. Appuyez-vous sur des preuves pour les deux points de vue.

Une bonne copie présente les deux points de vue, les appuie sur des preuves, puis défend une conclusion au lieu de choisir un camp sans preuve.

À lire ensuite

Pour découvrir la cour et la crise qui ont lancé la Révolution, lisez Versailles et la cour de Marie-Antoinette. Pour les institutions et les événements de la période violente, La Terreur (1793–1794) est l'étape suivante. Le procès et la mort du roi sont traités dans Qui était Louis XVI ?, et la chronologie complète se trouve dans La Révolution française expliquée (1789–1799).

Questions fréquentes

Qui était Robespierre ?

Maximilien Robespierre était un avocat d'Arras devenu l'un des principaux Jacobins pendant la Révolution française. En 1793 et 1794, il siège au Comité de salut public, l'organe qui dirige le gouvernement pendant la crise, et il reste surtout associé à la Terreur.

Pourquoi Robespierre a-t-il été exécuté ?

Après des mois d'exécutions de masse, de nombreux députés de la Convention nationale craignent d'être les prochains. Le 27 juillet 1794, ils le déclarent hors la loi, et il est guillotiné le lendemain sans procès. Les historiens désignent souvent cette peur, plutôt qu'un acte précis, comme le facteur décisif.

Qu'était la Terreur ?

La Terreur s'étend d'environ septembre 1793 à juillet 1794. Le gouvernement s'appuie sur des lois comme la loi des suspects et sur les tribunaux révolutionnaires pour arrêter et exécuter les personnes considérées comme ennemies de la République. Elle prend fin avec la chute de Robespierre.

Pourquoi l'appelait-on « l'Incorruptible » ?

Ce surnom reflète sa réputation d'honnêteté personnelle et son mode de vie simple et discipliné. Ses partisans voyaient un homme qui refusait la corruption, tandis que ses critiques soulignaient que cette image s'accordait mal avec les politiques dures qu'il soutenait. Ces deux regards expliquent en partie pourquoi il fait encore débat.

Vérifiez votre compréhension

Répondez à chaque question, puis touchez pour voir la réponse.

  1. Dans quel club politique Robespierre était-il l'un des membres les plus en vue ?

    1. Les Girondins
    2. Les Jacobins
    3. Les Cordeliers
    4. Les Feuillants
    Voir la réponse

    Les Jacobins — Robespierre était parmi les membres les plus en vue du club des Jacobins, groupe radical qui dominait la gauche de la Convention.

  2. Dans quel comité Robespierre entre-t-il en juillet 1793 ?

    1. Le Comité de salut public
    2. Le Directoire
    3. Le Conseil des Cinq-Cents
    4. Les États généraux
    Voir la réponse

    Le Comité de salut public — Il entre au Comité de salut public, qui dirige le gouvernement pendant la crise de 1793.

  3. Quelle loi, votée en septembre 1793, élargit le pouvoir d'arrêter les suspects ?

    1. La loi des suspects
    2. L'édit de Nantes
    3. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
    4. La Constitution civile du clergé
    Voir la réponse

    La loi des suspects — La loi des suspects permet d'arrêter les personnes considérées comme hostiles à la Révolution.

  4. Quel événement provoque la chute de Robespierre ?

    1. La prise de la Bastille
    2. Le coup d'État du 9 thermidor
    3. La fuite à Varennes
    4. La fête de la Raison
    Voir la réponse

    Le coup d'État du 9 thermidor — Le 27 juillet 1794 (9 thermidor), la Convention se retourne contre lui, le déclare hors la loi et le fait arrêter.

  5. Par quel surnom Robespierre était-il connu ?

    1. Le Lion d'Arras
    2. L'Incorruptible
    3. L'Architecte de la République
    4. Le Prince de la Montagne
    Voir la réponse

    L'Incorruptible — Ce surnom vient de sa réputation d'intégrité personnelle, en contraste avec les politiques dures qu'il soutenait.

Plus sur : La Révolution française

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À propos de l'auteur

Alex Ng
Alex Ng

Software Engineer & Writer

Software engineer with a passion for distilling complex ideas into actionable insights. Writes about finance, investment, entrepreneurship, and technology.

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