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Qui était Louis XVI ? Il fut le roi de France qui occupa le trône pendant que la Révolution française passait de la demande de réformes à l'abolition de la monarchie. Beaucoup le décrivent comme un homme bien intentionné mais dépassé par la situation. Cette description est juste dans une certaine mesure, mais elle masque le vrai problème : la couronne tentait de redresser un État endetté alors que ceux qui devaient payer perdaient patience. Si vous voulez d'abord la suite générale des événements, notre guide La Révolution française expliquée la présente en détail.
Un roi qui hérite d'une dette
Louis naquit à Versailles le 23 août 1754. Son père mourut en 1765, faisant de Louis l'héritier du trône. Lorsque son grand-père Louis XV mourut en mai 1774, le jeune homme de dix-neuf ans devint roi. Timide et prudent, il s'intéressait à la chasse, à la géographie et à la fabrication de serrures. Il prenait sa charge au sérieux, mais il manquait d'assurance pour imposer des décisions qui irritaient les groupes puissants.
Le plus grand défi était financier. La France avait beaucoup emprunté pour financer les guerres et les dépenses de la cour. En 1778, la France s'allia aux colons américains contre la Grande-Bretagne, et ce coût s'ajouta à une dette que l'État peinait déjà à rembourser. Le peuple supportait l'essentiel du fardeau fiscal, tandis que la noblesse et le clergé étaient en grande partie exemptés. Les ministres des finances de Louis proposèrent de taxer les groupes privilégiés, et chaque tentative se heurta à la résistance des cours souveraines et de la noblesse.
En 1787, une Assemblée des notables refusa d'approuver un nouvel impôt foncier. En 1788, la couronne n'eut guère d'autre choix que de convoquer les États généraux, l'ancienne assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et tiers état). Elle ne s'était pas réunie depuis 1614. Son rappel ouvrit une question que le roi ne pouvait pas facilement refermer : qui avait le droit d'approuver de nouveaux impôts ?
Le début de la Révolution
Les États généraux s'ouvrirent à Versailles le 5 mai 1789. Une querelle sur la manière de voter, par ordre en bloc ou par député, devint rapidement une querelle sur qui détenait le pouvoir. En juin, le tiers état, qui représentait les roturiers, se déclara Assemblée nationale. Certains membres du clergé et de la noblesse le rejoignirent. Louis ordonna d'abord aux membres de se disperser, puis accepta le nouvel organe à la fin du mois de juin.
En juillet, il renvoya son ministre des finances très populaire, Jacques Necker. Beaucoup de Parisiens y virent le signe que des troupes allaient écraser l'Assemblée. Le 14 juillet, une foule prit la Bastille, forteresse et prison royale à Paris. Cette journée devint le symbole de la Révolution et reste aujourd'hui la fête nationale française.
Dans les mois qui suivirent, la position du roi à Paris s'affaiblit. En octobre, des foules en colère contre la pénurie de pain marchèrent sur Versailles, et la famille royale fut conduite à Paris pour vivre au palais des Tuileries, sous une surveillance étroite. Entre-temps, l'Assemblée nationale abolit les privilèges féodaux en août 1789 et adopta la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. L'ordre social que le roi gouvernait était en train d'être réécrit.
La perte de confiance
Dans la nuit du 20 juin 1791, la famille royale quitta discrètement les Tuileries déguisée, en direction de la frontière orientale, où une armée loyale devait la rejoindre. Elle fut reconnue à Varennes et ramenée à Paris. Le roi voulait davantage de liberté d'action et de sécurité personnelle ; plus tôt ce printemps-là, il avait été empêché de quitter les Tuileries pour passer Pâques à Saint-Cloud. Beaucoup dans la capitale virent dans cette fuite une trahison, et il devint plus difficile de croire que le roi accepterait le nouveau système politique que l'Assemblée construisait. L'article La fuite à Varennes couvre cet épisode en détail.
En septembre 1791, Louis accepta à contrecœur une constitution faisant de la France une monarchie constitutionnelle. Il conserva le titre de roi et un veto suspensif, qui lui permettait de retarder les lois, mais il ne pouvait plus gouverner selon son seul jugement. Accepter la Constitution ne rétablit guère son image, et les soupçons nés de la fuite ne se dissipèrent pas.
En avril 1792, la France déclara la guerre à l'Autriche, patrie de Marie-Antoinette. La guerre tourna mal, et des rumeurs se répandirent selon lesquelles la cour aidait secrètement l'ennemi. Le 10 août 1792, des foules et des volontaires armés attaquèrent le palais des Tuileries. Beaucoup des gardes suisses qui le défendaient furent tués, et la famille royale fut conduite au Temple, une tour-prison médiévale de Paris. Le 21 septembre, la nouvelle Convention nationale abolit la monarchie, et la République fut proclamée le lendemain.
Procès et exécution
En novembre 1792, des papiers furent découverts dans une armoire de fer cachée aux Tuileries. Ils contenaient une correspondance secrète, surtout entre le roi et ses ministres, et furent présentés à la Convention. En décembre, la Convention mit Louis en procès. La question de savoir si un roi pouvait être jugé fut débattue avant même l'ouverture de la procédure. Pendant le procès, il fut appelé « citoyen Louis Capet », nom tiré de la dynastie capétienne, et les papiers de l'armoire de fer devinrent une partie de l'accusation contre lui.
La Convention le déclara coupable de conspiration contre la liberté publique et la sûreté générale de l'État. Le vote sur sa condamnation à mort fut très serré. Le 21 janvier 1793, Louis XVI fut guillotiné sur ce qui s'appelait alors la place de la Révolution et s'appelle aujourd'hui la place de la Concorde, à Paris. Il avait 38 ans.
Les récits de ses dernières paroles diffèrent, car les tambours couvrirent une grande partie de ce qu'il dit. La plupart décrivent sa protestation de son innocence. Soyez prudent avec toute citation attribuée à ce jour-là, car les mots exacts ne sont pas fiablement consignés.
Marie-Antoinette fut exécutée en octobre 1793. La mort du roi bouleversa les cours d'Europe. La Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et l'Espagne rejoignirent la coalition contre la France, et la guerre s'étendit. À l'intérieur de la France, la Terreur de 1793 à 1794 suivit. L'exécution ne fut pas la seule cause de cette violence, mais elle fut une étape décisive, car elle rendit presque impossible un retour à l'ancienne monarchie.
Ce que demandent les examens
Les questions d'examen demandent généralement d'expliquer pourquoi Louis ne put pas redresser les finances, et pas seulement qu'il échoua. Les bonnes réponses relient trois éléments : la dette et le système fiscal injuste ; la décision de convoquer les États généraux et le conflit sur leur mode de vote ; et la façon dont les choix du roi, dont la fuite et la guerre, ont détruit la confiance des deux côtés. Comparez la monarchie constitutionnelle de 1791 à l'abolition de la monarchie en 1792, et montrez où la confiance s'est rompue. Les dissertations de type AP (Advanced Placement) récompensent des causes et des conséquences précises, pas une liste de dates. Les correcteurs apprécient aussi les réponses qui distinguent les choix personnels du roi des problèmes structurels de l'État.
À lire ensuite
Trois pages de notre ensemble consacré à la Révolution française prolongent l'histoire de Louis :
- La fuite à Varennes (1791) : la tentative d'évasion qui a ruiné la crédibilité du roi et marqué l'année qui suivit.
- Pourquoi Louis XVI a-t-il été exécuté ? : le procès, les preuves et les arguments avancés pour et contre sa mort.
- Qui était Robespierre ? : l'avocat devenu une voix majeure de la Terreur, qui plaida pour la mort du roi.